Virtuelles ou classiques, le match des banques est bien lancé

Banque en ligne

Si les banques en ligne présentent indéniablement un grand nombre d’atouts (tarifs, flexibilité, simplicité d’utilisation…), il est tout de même à noter que, malgré leur grand succès, elles peinent tout de même encore quelque peu à emporter l’adhésion franche et massive de nos compatriotes. Et ce, malgré les frais bancaires particulièrement élevés que présentent les établissements traditionnels dans notre pays.

Sans doute faut-il aussi y voir une rémanence d’un certain manque de confiance de la part des usagers…

Ce constat, c’est le fruit d’une enquête conjointement menée par le Credoc et Monabanq. Nous y apprenons en effet qu’ils ne sont guère plus de 12% à avoir opté pour une banque en ligne comme établissement principal alors que 94% des sondés considèrent plutôt ces établissements dernière génération comme leur banque secondaire.

Aujourd’hui et dans l’univers hyperconcurrentiel des banques virtuelles, deux enseignes tiennent le haut du pavé : ING Direct et Boursorama.

La première, ce sont en effet 800 000 clients alors que la seconde en compte elle 325 000.

Derrière ces deux leaders, nous trouvons ensuite Monabanq et Fortuneo qui, elles, comptent beaucoup moins de portefeuilles.

Ce que nous append également l’enquête, c’est que, malgré les réticences de certains, les banques en ligne occupent tout de même une place de plus en plus importante dans le paysage bancaire français.

Cela dit, la marge de progression demeure importante, et le chemin semble encore long avant de pouvoir prétendre réellement concurrencer les établissements traditionnels qui, de surcroît, développent également eux-mêmes leur propres avatars virtuels.

Notons aussi que notre pays reste, sur le vieux continent, le champion ou l’un des champions quant aux montants des frais bancaires. Et ces précisément parce que, depuis maintenant deux ans, elles ont su considérablement diminuer ces frais-là, que les banques en ligne grignotent doucement mais sûrement des parts de marché sur leurs aînées traditionnelles. Une information par ailleurs relayée par une récente enquête du magasine « 60 millions de consommateurs » consacrée à ce thème-là.

Sans pouvoir préjuger de l’avenir, il y a malgré tout fort à parier que les banques virtuelles vont continuer à « tailler des croupières » aux établissements bancaires classiques de notre pays.

A long terme, il sera en effet de plus en plus difficile pour ces derniers de lutter contre les offres et les service ultra compétitifs de ces agences nouvelle génération. Des agences dont l’extrême souplesse leur permettent de s’adapter et d’innover sans cesse pour coller au plus près des attentes d’une clientèle de plus en plus exigeante et donc volatile.

C’est la loi du marché et de la concurrence. Et cette hyper-concurrence-là, c’est certain, joue clairement pour les banques 100% en ligne qui, face aux mastodontes traditionnels, font souffler un véritable vent de fraîcheur et d’innovation dans la paysage bancaire de notre vieille nation européenne.

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