Tarifs bancaires : que paye-t-on vraiment ?

Tarifs-euros

Selon une récente étude initiée par la banque en ligne Fortuneo, 7 français sur 10 aimeraient quitter leur banque pour une autre qui leur coûterait moins cher.

En effet, tout porte à croire qu’ils sont nombreux à ne plus supporter l’addition des taxes et des frais divers, qui, c’est vrai, est devenue bien plus visible sur les relevés de compte depuis l’été dernier compte tenu de la nouvelle législation en la matière.

Même en pleine crise, nos banques peuvent compter sur le trésor de guerre de plus en plus conséquent de leur activité de détail. Au total, les deux tiers du chiffre d’affaires sont constitués des frais et tarifs bancaires, et ce chiffre ne cesse d’augmenter.

Voila pourquoi  nombreux sont ceux qui estiment qu’il est donc plus que temps d’éplucher de près ces factures bancaires et de se demander dans quelle mesure on paye vraiment trop de frais…

Cela dit, l’opération est loin d’être une formalité, la jungle des tarifs et des services auxquels correspondent tous ces frais est plus que touffue. Il faut en effet savoir que soumettre les banques à un banc d’essai induit de scruter en moyenne 300 tarifs dans chaque plaquette de documentation. Et tous ces tarifs sont d’autant plus complexes à comparer que les intitulés diffèrent d’une banque à l’autre malgré la promesse de celles-ci de s’accorder sur les termes.

Voila pourquoi certaines lignes demeurent encore aujourd’hui bien mystérieuses…

Ce qu’il convient d’abord de savoir, c’est que, à elle seule la cotisation de la carte bancaire représente presque 30% de la facture annuelle  pour l’usager, ce qui équivaut à une manne de 2,8 milliards pour les réseaux !

Selon l’enquête commanditée par Fortuneo, le prix de la carte bleue a augmenté dans plus de 50% des réseaux  observés depuis deux ans. 37 euros, c’est en moyenne ce que nous coûte la Visa, ce qui est bien plus que dans le reste de l’Europe. Et surtout c’est insensé au regard

du coût de revient (facturation, édition du code et envoi), estimé à 5 euros selon les calculs de l’UFC Que Choisir.

Si l’on ajoute à cela une multitude de frais en cas de problème (réédition du

code à quatre chiffres, frais de capture de carte ainsi que les frais indirects, comme les commissions interbancaires de retrait et de paiement), l’addition devient en effet très vite salée… sans compter que notre carte de paiement est très souvent inadaptée à la manière dont on s’en sert vraiment…

Le secteur bancaire fait partie des activités commerciales qui ont le plus bénéficié des apports du Net dans leurs relations avec les usagers. L’exécution des principales opérations courantes permet à la fois aux clients de gérer en direct leurs comptes et à l’établissement de réaliser de réelles économies.

Cela dit, 50% des banques traditionnelles facturent encore l’accès à leurs services sur Internet.

Ce qui est on ne peut plus surprenant….a fortiori en ces temps où les banques en ligne, comme en atteste le comparatif de 60 millions de consommateurs, se montrent infiniment plus compétitives que leurs homologues traditionnelles en termes de tarifs et de services proposés…

Ainsi et chez lNG Direct, quasiment tout est gratuit : carte, virement, mise en opposition du prélèvement et du chèque… et ce sont les seuls à proposer cela. Sans compter que dans la célèbre banque orangée, il y a zéro commission d’intervention, pas de frais de gestion de succession ni d’attestation. Quant au taux d’agios, c’est tout simplement le plus bas du comparatif. Seul frein, les 50 euros pour déclaration à la Banque de France en cas d’opposition à la carte bancaire.

Si l’on veut devenir client d’ING Direct, il faut en faire sa banque principale et y verser au minimum 750 euros tous les mois.

Du coté de Boursorama, banque en ligne française indépendante qui a racheté la

branche  française de la Caixa en 2006, on demeure très agressif sur les tarifs de base : pas de commission d’intervention, carte gratuite, taux de découvert autorisé limité à 8% d’intérêt, opposition sur chèque offerte.

Mais Boursorama reste derrière ING sur les frais de succession et le coût d’une d’attestation

La photocopie d’un chèque coûte tout de même 15 euros et les opérations hors Internet sont, elles, taxées 3 euros. Dernière frein, il faut toucher au minimum 1350 euros par mois pour devenir client en compte principal de Boursorama.

Chez Fortuneo, filiale du Crédit mutuel,  on n’accueille que les clients qui touchent plus de 1500 euros nets par mois. Où ceux qui détiennent une épargne supérieure à 5000 euros.

Le taux du découvert autorisé plafonne aussi à 8%, l’envoi du chéquier en recommandé est gratuit ainsi tout comme la mise en opposition d’un chèque alors que le blocage du compte pour une saisie n’excède pas les 69 euros, ce qui en fait le meilleur marché du comparatif

Mais puisqu’il faut toujours qu’il y ait un hic, il est ici de taille: la commission d’intervention

se monte à 10 euros, ce qui fait de la banque sur cette ligne la plus chère du comparatif.

Quant à Monabanq, qui appartient au groupe Cofidis, elle affiche des tarifs similaires ou presque à ceux des standards des établissements classiques.

Enfin et une fois de plus, notons que La Banque Postale arrive en tête des banque « en dur » les moins chères pour l’usager.

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